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Extrait:
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"Et il est un fait que, ces élections, celles qui portent au pouvoir les Présidents ou les Premiers Ministres de l’Union Européenne, ces élections pour l’heure demeurent exclusivement nationales de caractère. L’élection présidentielle française la plus récente en offre encore une illustration saisissante. La France fut au cœur de tout, l’Europe fut reléguée à un petit chapitre : celui du projet de traité simplifié. Non que celui-ci ne soit pas nécessaire, mais enfin, en pareil moment, n’eût-il pas été aussi opportun de tracer les contours d’un avenir européen plus ambitieux ? N’eût-il pas été opportun d’aborder la question de la Démocratie au sein de l’Union ? N’eût-il pas été opportun de réfléchir à de nouvelles politiques européennes sur les questions de l’Energie, de la Sécurité, de l’Espace et de la Défense, sur l’avenir des industries européennes face à la concurrence asiatique, sur les questions d’environnements qui sont liées à celles de notre industrie, de notre modèle économique et social, des menaces qu’il subit et qui posent la question des limites de la globalisation sans régulation… N’aurait-il pas été tout à fait pertinent de débattre de ces questions dans toutes leurs dimensions y compris selon l’axe européen ?
Oui, mais comment aurions-nous pu le faire, seuls ? La France ne peut pas débattre avec elle-même d’enjeux qui sont pour le moins des enjeux Européens et en fait des enjeux mondiaux. L’Europe est un échelon parfaitement pertinent pour poser ces questions, mais pas une Europe en citadelle bruxelloise, une Europe ouverte aux citoyens, une Europe de débat politique, une Europe de choix éclairés, une Europe de la pleine démocratie.
Comment faire, donc, partant de la situation actuelle où les Chefs d’Etats et de Gouvernements sont seuls habilités à incarner le pouvoir exécutif en Europe ? "
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